UNESCO en Bulgarie - un écrin à neuf bijoux

Départ: from 01-04-2019 bis 31-10-2019 Statut: Ouvert à la réservation Prix: 650 Temps: 9 Journées
Départ: 18-10-2019 Statut: Départ garanti Prix: 650 Temps: 0 Journées

Neuf sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, est-ce peu ou est-ce beaucoup pour un seul pays ? On pourrait dire que c’est un nombre plutôt important par rapport au territoire relativement petit qu’occupe la Bulgarie. Mais peut-être est-ce aussi insuffisant, si on prend en compte le fait que, sur ce même territoire, on peut retracer l’histoire de toute la civilisation européenne ! En effet, on y a découvert le trésor d’or le plus ancien sur le continent, datant du Ve s. av. J.-C. Les habitants ayant autrefois peuplé ces terres montagneuses, ont également légué un riche héritage constitué d’une multitude de sanctuaires secrets, taillés dans les rochers. Parallèlement à la civilisation de la Grèce antique, la culture des Thraces a laissé ici son empreinte sous forme de nombreux sépulcres dont les chambres funéraires abritent des œuvres d’art d’une rare finesse. À une époque postérieure, la Bulgarie va compter parmi les plus belles provinces romaines. C’est l’empereur Constantin, ayant été le premier à se convertir dans la foi chrétienne, qui affirme au sujet de la ville de Serdica (l’actuelle ville de Sofia) : « Ma Rome est à Serdica ». Les Bulgares y ont développé non seulement une culture spirituelle florissante mais aussi leur propre écriture, toutes les deux s’étant répandues par la suite dans le reste des pays slaves.

Toutefois, les attraits de la Bulgarie ne se résument pas qu’à sa valeur historique et à ses monuments qui méritent, bien entendu, d’être vus. Le pays offre également une nature particulièrement variée et d’une beauté exceptionnelle. Le soleil du sud baigne à la fois des sommets vertigineux de type alpin, une mer caressante et des plaines généreuses.

Si le cœur vous en dit, venez donc découvrir toutes ces merveilles qui se sont révélées dignes pour le choix de l’UNESCO !

Sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en Bulgarie :

  • La tombe thrace de Kazanlak
  • Le tombeau thrace de Svechtari
  • L’ancienne cité de Nessebar
  • Le cavalier de Madara
  • L’église de Boyana
  • Les églises rupestres d’Ivanovo
  • Le monastère de Rila
  • Le parc national de Pirin
  • La réserve naturelle de Srébarna

D’autres sites inclus dans le programme du tour :

  • La ville de Melnik
  • La ville de Plovdiv
  • La ville de Veliko Tarnovo

Itinéraire :

Jour 1 : Arrivée à Sofia.

Jour 2 : Sofia – monastère de Rila – Melnik.

Le tour démarre par un des sites les plus emblématiques de la Bulgarie — le monastère de Rila. Fondé au Xe s. par le moine ermite Saint Jean de Rila, le monastère occupe une place importante dans l’histoire nationale. Il joue un rôle primordial pour la préservation de la culture et de la spiritualité bulgares pendant les cinq siècles de domination turque. Situé au cœur de la montagne du Rila, il fut incendié à plusieurs reprises avant d’atteindre son aspect actuel, datant du XIXe s. — époque à laquelle son église a été recouverte de peintures murales. La cour du monastère abrite une tour de défense intacte qui fut construite au XIVe s. L’itinéraire se poursuit vers le sud et nous mène jusqu’à la petite ville de Melnik, connue pour son excellent vin local, ses vielles maisons traditionnelles et le paysage pittoresque qui l’entoure, parsemé de pyramides de sable aux formes insolites. Nous passons la nuit à Melnik.

Jour 3 : Melnik – Pirin – Bansko.

Ce jour-là, nous parcourons les parties sud de la montagne de Pirin pour rejoindre la station touristique de Bansko où nous resterons pour la nuit. Une fois arrivés à Bansko, nous allons faire une agréable ballade dans la plus belles des montagnes bulgares. Nous monterons d’abord par la route jusqu’au chalet de Vihren, d’où nous poursuivrons notre randonnée à pied à travers le cirque de Banderitsa, au milieu des lacs glaciaires et des sommets de marbre. En raison de la richesse de ses espèces végétales et animales, la montagne du Pirin a obtenu le statut de parc national. Son sommet le plus haut, Vihren, s’élève à 2 914 m d’altitude. Sur le retour vers Bansko nous aurons aussi l’occasion d’observer l’arbre le plus vieux de la Bulgarie, âgé de 1 300 ans — le Baïcoucheva moura.

Jour 4 : Bansko – Plovdiv.

De Bansko, nous mettons le cap sur Plovdiv où nous passerons la journée. Notre chemin passe entre la montagne du Rila et celle des Rhodopes. La partie centrale de la ville de Plovdiv offre un ensemble historique et architectural unique : le théâtre antique et le stade datent de l’époque romaine, alors que les maisons bariolées et la multitude d’églises préservées se rapportent à la période du Renouveau national bulgare. Tout en flânant dans les ruelles pavées à l’ancienne, nous goûterons à l’atmosphère artistique propre à cette oasis accueillante, nichée en plein milieu d’une grande ville moderne. Nuitée à Plovdiv.

Jour 5 : Plovdiv – tombe thrace de Kazanlak – Nessebar.

En quittant Plovdiv, nous nous dirigeons vers le nord, en direction de la Vallée des rois thraces. Cette dernière doit son appellation à la forte concentration de tumulus funéraires appartenant aux rois des Thraces — les tribus qu’on relie aux cultes de Dionysos et d’Orphée et qui ont créé d’innombrables objets rattachés à leur pratiques cultuelles, ceux-ci étant d’une valeur artistique exceptionnelle. Un de ces tumulus abrite la tombe de Kazanlak, dons l’intérieur a été décoré de peintures murales au cours du IVe s. av. J.-C. Ces fresques — bien préservées jusqu’à nos jours — représentent des scènes relatives à la vie quotidienne dans l’Antiquité. Pourtant, cette même vallée porte aussi un autre nom, « la Vallée des roses », en raison des plantations de roses qui s’y étendent à l’infini. Si on a l’occasion d’y être au début du mois de juin, on pourra aussi observer la cueillette rituelle durant la fête traditionnelle de la Rose. Ensuite, nous poursuivons notre chemin en direction de la Mer Noire et plus précisément de la ville de Nessebar où nous resterons toute la journée suivante.

Jour 6 : Nessebar.

La ville bénéficie à la fois d’une incroyable richesse culturelle et historique, et de l’ambiance relaxante, propre à une station de bord de mer. Perchée sur une petite presqu’île qu’un mince bras de terre relie au continent, la ville de Nessebar (qui portait à l’époque le nom de Messembria) fut une des colonies les plus importantes de la Grèce antique, les grecs s’y étant installés dès le VIe s. av. J.-C. Les siècles suivants ont vu passer successivement sur ces terres des romains, des bulgares et des byzantins, qui y ont tous laissé leur empreinte. Voilà pourquoi, de nos jours, la ville représente un véritable musée en plein air. Des ruines d’anciennes murailles, des restes de basiliques ainsi que 42 églises au total, dont certaines sont aujourd’hui transformées en galeries d’art, surgissent à tout coin de rue, alors que les maisons en bois, munies des traditionnels balcons suspendus, brillent au soleil en surplombant le labyrinthe de ruelles étroites et tortueuses.

Jour 7 : Nessebar – cavalier de Madara – Svechtari – Srebarna.

Après notre escale de repos au bord de la mer, nous entamons une journée bien chargée en nouvelles découvertes. Nous quittons Nessebar pour nous diriger vers le cavalier de Madara. Ce curieux monument moyenâgeux n’a toujours pas reçu d’explication historique univoque. On considère que le bas-relief taillé en hauteur dans le rocher représente un souverain bulgare du VIIIe s. Les deux anciennes capitales bulgares — Pliska et Preslav — se situent également à proximité mais il n’en reste, malheureusement, que très peu de vestiges. La visite du cavalier de Madara est suivie par celle du tombeau thrace situé à côté du village de Svechtari. Datant du IIIe s. av. J.-C., il se distingue par les volumineuses statues féminines qui s’alignent autour de la pièce centrale. Non loin de là se trouve aussi un autre sanctuaire, cette fois-ci d’origine musulmane — Demir baba teke — ayant la réputation de posséder des pouvoirs guérisseurs. Nous passerons la nuit dans le village de Srebarna.

Jour 8 : Srebarna – églises rupestres d’Ivanovo – Veliko Tarnovo.

À proximité immédiate du village de Srebarna se situe le lac de Srebarna — un point d’escale important pour les oiseaux migrateurs sur leur route entre l’Europe et l’Afrique, appelée Via Pontica. De nombreuses espèces y nidifient dont peut-être la plus spectaculaire est le pélican frisé. Par la suite, nous continuons vers la réserve naturelle de « Roussenski Lom ». Au milieu d’une nature intacte et préservée, on y découvre un autre site intéressant de l’époque moyenâgeuse — les églises rupestres d’Ivanovo. Centre majeur de l’hésychasme en Bulgarie au cours du XIVe s., elles représentent actuellement un échantillon remarquable de la peinture d’icônes d’autrefois. Le denier objectif de la journée, c’est la ville de Veliko Tarnovo — capitale du Second royaume bulgare (fin XIIe – fin XIVe s.).

Jour 9 : Veliko Tarnovo – Sofia, l’élise de Boyana.

Sur la route vers la capitale nous aurons l’occasion de visiter la grotte de « Saeva Doupka ». La dernière journée du programme est réservée à la découverte de Sofia. Des rues entières, conservées depuis l’époque romaine et des églises datant de l’aube du christianisme cohabitent avec la modernité de la capitale bulgare. Au musée historique national on peut admirer les trésors d’or des anciens Thraces. Enfin, l’église de Boyana qui se trouve à proximité immédiate de Sofia, attire avec ses peintures murales exceptionnelles. Deux cents ans avant la Renaissance italienne, les murs de l’église ont été recouverts de fresques qui s’écartaient un peu des canons liturgiques — les visages des saints possèdent une vitalité et une profondeur psychologique inhabituelles et les scènes bibliques bien connues respirent la vraie vie.

Jour 10 : Départ.